L'EQUIPÉ.E
création au Féminin
Parce que les droits des femmes sont encore à défendre, parce que la place des femmes dans l’art et la culture (pour ne citer que ces domaines) s’accompagne encore de l’énergie du combat et de la révolte, Les Plateaux Sauvages proposent de découvrir une « équipée » de femmes et d’hommes qui accordent la création au féminin, avec un thème à partager, voir, danser, chanter…
Direction artistique de la 7e édition Laëtitia Guédon, directrice des Plateaux Sauvages et Carolyn Occelli, directrice du Théâtre de Suresnes Jean Vilar
Les Plateaux Sauvages et le Théâtre de Suresnes Jean Vilar s’associent pour la 7e édition du festival L’Équipé·e autour de la thématique du « désir ». Deux générations de chorégraphes – Sarah Adjou et Abou Lagraa – se réunissent pour aborder sur scène ce sujet qui traverse les genres et le temps. Grégoire Letouvet à la composition musicale, Zelda Bourquin et Sarah M. de la compagnie Nagas accompagnent à la dramaturgie et à l'écriture ces créations inédites.
Rendez-vous au printemps 2026 dans le 20e arrondissement de Paris et à Suresnes pour découvrir les performances inédites et les rencontres exclusives qui constellent ce festival.












Le désir demande que nous restions en mouvement. Il n’est pas une destination, mais l’espace entre nous, une tension qui nous permet de nous approcher sans nous réduire à l’un ou à l’autre. » Luce Irigaray, Éthique de la différence sexuelle (1984)
Le projet de l’Équipé·e porte en lui une charge profondément politique : celle d’offrir aux artistes un espace de liberté pour plonger solitairement dans un thème et ensuite faire corps collectif.
Cette année, Laëtitia Guédon et Carolyn Occelli placent le désir au centre du plateau. Explorer le désir à une époque qui l’a vu croître et s’affaiblir, c’est affirmer qu’il demeure une source indomptable face à une atrophie des imaginaires et aux logiques algorithmiques.
Je perçois ce spectacle comme 3 rencontres de solitudes, qui peuvent se représenter ensemble ou bien séparément, en solos. Les artistes explorent un corps à corps sans filtre avec le mouvement même de leur désir. Sarah Adjou sonde les désirs hérités et les effeuille jusqu’à retrouver la source authentique de son mouvement, Abou Lagraa offre à la lisière de sa vulnérabilité et de sa puissance un solo où l’enfant et le sage dansent ensemble. Sarah M, autrice, poétesse explore le mouvement de ce même désir par la poésie qui est vertige des mots. A son tour elle déploie une mythologie d’un désir intime et politique.
En tant que dramaturge, l’Équipé·e m’invite à permettre à chaque artiste de trouver son noyau dur, ou plutôt son noyau tendre. De ce noyau tendre je me porte garante et favorise le lien et le sens qui fera spectacle de ces 3 univers. J’imagine ce spectacle comme en entrelacement, celles de Sarah Adjou, Abou Lagraa et Sarah M, dont Grégoire Letouvet, à la création musicale et moi-même à la dramaturgie facilitons la résonnance, l’éclosion.
« Partout où le vivant est en mouvement, il y a une force qui le pousse ». Henri Bergson, L’Évolution créatrice (1907)


